|
|
|||||
|
404
|
|
||||
|
REGISTRES D
|
[1564]
"Escript à Troyes, le xi0 jour d'Avril mil' vc LXIII] f1), n
Signé : CATHERINE.
Et au dessoubz : Bourdin.
Et au doz est escript : A Messieurs les Prevost des Marchans el Eschevins de la ville de Paris.
Ced. jour, après avoir par led. sr Marcel presenté lesd, letlres, a dict, oultre le contenu en icelles, avoir veu et congneu la peine et travail que la Royne a prinse en ceste paix, que ung chacun espere estre au contentement des subjeetz des deux royaulmes, et que le Roy et la Royne luy ont commandé, present Monsieur Bourdin, secretaire, de dire à la com-paignyc quc leurs Maj estez envoient à monseigneur le mareschal de Montmorency la publication de la paix pour estre faicte le dimenche, vingt troisiesme jour du present mois <2', auquel jour il entend estre faict feuz de joye avecq son de la cloche du Palais et tiraige d'artillerye, ct aultre demonstration de joye, acoustumée à une telle et si bonne nouvelle.
Sur quoy a esté ordonné par Messieurs, que suivant led. commandement rapporté par led. sr Marcel, quc mandemens seront expédiez aux scize Quarteniers de lad. Ville pour faire.coramandcnient à tous les bourgeoisde lad. Ville de faire faire, suivant le commandement du Roy ct de la Royne, dimenche prochain de soir après soupper, feuz et demonstration de joye es carrefours et lieulx accoustumez pour l'heureuse nouvelle de la paix faicte par le Roy avecq les Angloys.
|
||||
|
Et au doz est escript: A. noz tres chers ef bien, aînez les Prevost des Marchans et Eschevins de nostre bonne ville de Paris.
"Messieurs, le Roy monsieur mon filz renvoyé Marcel, present porteur, à Paris avecq la depeschc qui luy a esté faicte, telle que vous sçàurez de luy. Il vous dira aussy comme je Pavois retenu pour vous porter la nouvelle que vous sçaurez de luy de la conclusion de la paix qu'il a pleu à Dieu nous donner avecq les Angloys, de laquelIe je suis bien asseurée que vous recevrez une bonne part de l'aise et du plaisir, comme aussy il vous pourra bien asseurer que je n'y ay riens espargné de ma peine el de toute l'industrye que j'é pensé estre necessaire pour parvenir à ung tel bien, qu'il nous fault conserver avecq une si bonne et generalle tranquilité par tout cc royaulme, que tous les subjeetz du Roy monsieur mon filz puissent joir de l'eureux repoz qui leur est necessaire pour restaurer cest Estal de tant de pertes et calamitez qu'il a receu par cy devant. Et sachant combien la tranquilité de la ville de Paris, qui est la capitalle de ce royaulme, servira à cela, je vous prye que vous y continuez le debvoir que vous y avez faict icy, tel que led. Marcel l'a tesmoigné, au Roy mond, sieur et filz, qui en demeure bien fort.satisfaict, ainsy que vous sçaurez par cc que led. Marcel vous dira de sa part plus particullierement, auquel m'en remectant je voys prier Dieu, messieurs, qu'il vous ayt en sa garde.
|
|||||
|
|
|||||
|
dxciv.----assemrléepour viie xx* livres. ---- [ferrure de minotz pour les mesureurs de charron.]
[Deffences de continuer travaux
HORS LA PORTE S' GERMAIN DES PlIEZ POUR MONS" DeS DORMANS.]
[Vente de riens aux enchères.] — [Payement de sommes pour vente de vin.]
i5 avril t564. (H 178/1, fol. s37 v°; H i785, fol. a52 r°.)
|
|||||
|
|
|||||
|
Du samedi, xve Avril mil cinq cens soixante quatre, après Pasques.
En Assemblée, le jour d'huy, faicte en l'Hostel de la ville de Paris de Messieurs les Prevost des Marchans, Eschevins et Conseillers de lad. Vide, pour adviser
|
sur la somme de sept cens vingt mil livres tournois que le Roy demande à constitution de rente, sont comparuz monsr de Marle, Prevost des Marchans; monsr Marcel, monsr Le Prebstre, monsr Lesueur, Eschevins; monsr Hennequin, conseiller en la Court,
|
||||
|
|
|||||
|
O M. H. de la Ferrière ne donne dans son recueil des Lettres de Catherine de Médicis que la teneur des lettres adressées, le méme jour, au Parlement, et n'a point connu celles qui furent expédiées à la Ville.
(-) On voit par une lettre de Catherine de Médicis, en dale du 14 avril, annonçant la conclusion de la paix à M. de Tavannes, lieutenant général en Bourgogne, qu'il avait «esté pris terme pour en faire la publication jusques au xxm* de ce moys pour lé long chemyn qu'il y a d'icy à Londres, où la première publication s'en doybt faire pour l'Angleterre, et à Paris pour tout le demeurant de cest Estat». (Cf. H. de la Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, L II, p. 174.) .. : .
|
|||||
|
|
|||||